Promenade contemplative

S’il est une pratique simple et efficace, c’est la marche.

Il suffit de sortir de chez soi, et de se diriger vers un coin de nature, ou un endroit calme, peu fréquenté. Et de marcher!

C’est aussi simple que cela, le reste se fait tout seul, … en principe.

Déjà il faut partir seul, autrement on risque d’échanger verbalement, des jugements, des points de vue et cela n’a pas grande valeur spirituelle, cela reste en surface.

Pour que cette marche ait un intérêt sur le plan de la pratique, elle se doit de nous placer comme en méditation, seul avec nous-mêmes, sans distractions. Sinon comment s’observer, que veut-on vraiment au final? Se détendre ou atteindre sa profondeur?

Je n’ai personnellement rien contre les randonneurs en groupe dont le niveau sonore atteint facilement les 90 décibels, ils se détendent, bavardent joyeusement entre amis et ne prétendent a priori pas à la contemplation.

C’est d’un tout autre type de promenade que je veux ici vous entretenir.

C’est la méditation qui continue en marchant, chaque inspir, chaque expir, est senti, connu, vécu, de la même façon qu’assis sur le coussin. Et on marche.

Le corps se déploie exactement comme en Tai-chi ou en Qi-gong en mouvement, Ming-men est détendu, la tête est tenue par un fil, le bassin est lâché, en légère rétroversion, et pourtant, on marche…et on respire aussi.

Vient un moment ou tout ceci devient une évidence, et on n’a plus à autant être attentif à sa posture, le naturel a pris le dessus, le spontané est revenu, il n’y a plus que marche.

Et c’est tout le corps qui se meut dans un mouvement parfait qui ne coûte quasiment rien en énergie, tout le corps devient sensible, des orteils aux oreilles et on est alors envahi par un sentiment de bien-être qui dépasse tous les plaisirs terrestres.

Avant d’arriver à ce summum, il aura surement fallu vider le contenu mental et émotionnel. Relâcher ses préoccupations actuelles, détendre la poitrine, laisser remonter à la surface les pensées inconscientes qui troublaient encore un peu l’esprit.

En quelques minutes, et plus facilement lorsqu’on est entouré de nature, parc ou forêt, on peut retourner à notre nature originelle, celle de l’être. Nature que nous avons tous en nous mais qui se révèle évidente, comme le fond de l’étang, uniquement lorsque les eaux sont calmes et limpides.

La forêt est calme, les arbres sont calmes, ils nous ramènent à cette nature originelle, ils nous permettent de nous ressourcer à leur contact.

Une fois cette nature originelle trouvée, vécue, connue, on la garde même dans un centre commercial en période de soldes, on n’a pas besoin de devenir un ermite de la forêt pour vivre cette expérience de l’être. Par contre on est heureux de temps en temps de venir s’y ressourcer, y lâcher ses pensées, ses contraintes et goûter à notre intégrité.

 

 

 

 

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